photo : mbp
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Quand rien ne nous nomme.
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Les noms font naufrage,
l’écume est une bouche qui oublie,
les corps sont entraînés
vers le centre
où la lumière
n’arrive pas.
De tout,
nous sommes dépouillés,
il ne reste que la question :
que sommes-nous quand rien ne nous nomme ?
;
:
Ce qui n’a pas de réponse.
:
Je contemple dans l’océan
la promesse
de ce que nous serons :
une poignée de sel,
une question
jetée dans le néant,
celle
qui n’aura pas
de réponse.
:
:
La Voix de la mer
:
La voix de la mer murmure :
Ne résiste pas à la distance
n’essaie pas de la raccourcir.
Ne résiste pas à la proximité
n’essaie pas de l’éloigner.
Reste immobile
doux
face à cette houle
mue par des séquences
inconnues.
Reste immobile
dans le filet du temps
pour ne pas te blesser.
:
traduit par l’autrice, extraits de : Pacto de otro Mar. (LP5 Editora. Fox Island, Wa, USA. 2025).
:
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L’autrice
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Mariela CORDERO
est avocate, poète, écrivaine, traductrice et artiste visuelle.
Publiée dans diverses anthologies internationales, et traduite dans plus d’une quinzaine de langues, elle a participé à plusieurs rencontres et festivals littéraires internationaux, et a reçu plusieurs distinctions internationales, parmi lesquelle la plus récente est le Prix Littéraire Naji Naaman (Liban, 2025).
Ses recueils de poèmes publiés incluent : El cuerpo de la duda (Editorial Publicarte, Caracas, Venezuela, 2013) ; Transfigurar es un país que amas (Editorial Dos Islas, Miami, États-Unis, 2020) ; et La larga noche de las jaurías (Editorial Nautilus, Espagne, 2023).
Actuellement, elle est conseillère éditoriale pour la Revue de Symbolologie de Corée du Sud et coordonne les sections #PoesíaVenezolana et #PoesíaMundial dans la Revue Poesía Poémame (Espagne).

