« C’est un chant de longue date », rencontre avec Marie Bertrand à propos de son livre

. J’ai rencontré Marie Bertrand à Sète, où j’étais présente à l’occasion d’un événement littéraire auquel participait mon éditeur : Damnatio Memoriae, mon livre autour de la perte de mémoire, figurait sur son stand. Notre échange autour du recueil de Marie a fait surgir des questions qui nous touchent toutes deux : la fragilité humaine, la mémoire, le deuil, la possibilité de continuer à vivre et à écrire malgré la.. Read More

« La Disparente » d’Elisabeth Morcellet, par Jean-Yves Guigot

. La disparente – En fun § Raille (Éditions du Cygne, 2026) détail de la couverture . . La poétesse Élisabeth Morcellet nous met face à face, dans La disparente – En fun § Raille, avec l’expérience la plus douloureuse qui soit : celle de la disparition d’un être très cher. Ici, les mots peinent à arracher à la douleur tout à la fois le dire et le rythme susceptibles.. Read More

L’affaire Thélysson Orélien, par Jean-Yves Masson

. . . L’IA fait partie de nos vies de façon bien plus intime qu’on ne l’imaginait. Elle n’est pas seulement cette interface conversationnelle qui écrit, dessine, recherche… à la demande de ses utilisateurs. Et elle fait peur.Depuis sa révélation, ce qu’on peut appeler l »affaire Thélyson Orélien bouleverse le monde littéraire. Par ses nombreux rebondissements, par la personnalité de son protagoniste, qui semble tout droit sorti d’un roman ou d’un.. Read More

Guillaume Dreidemie : Naxos (poème)

. . Au bord de l’île blanche de marbre, Là où la mer a rendu folles les digues, Une porte se dresse dans l’infini.  . Aucun temple où se rendre, aucune église,  Seul un cadre de pierre  Ouvre à la terre sa route du ciel. . Un jour quelqu’un y suspendît deux chaînes Pour un enfant ou un dieu qui l’est encore, . Une balançoire sous le soleil ivre Oscille.. Read More

Viviane Ciampi : « Les étés immobiles/Le estati immobili »

photo mbp . Les étés immobiles ; midi les gens nagentbougent pour bougerleurs voix traversentla chaleur humideles corps brillentl’été occupe toute la placematin comme ça quelqu’un reste sur la rived’autres sur la viese placer hors du monde (pas si mal)regarder la joie passer (pas si mal)demander une trêve à son corpsencore encore et allezune brassée de lumièrela douleur ça s’expliqueet ça ne s’explique pason dirait ceci on diraiton dirait quelque.. Read More

José Manuel de Vasconcelos, « La Main dans l’eau qui coule »

photo mbp .. Extraits traduits du portugais par Jean-Paul Bota . . CAPRICE . Si la pluie d’automne en secret tombant dans la douceur imperceptible de ses innombrables bouches lavait de mon visage ces épaves                                    et de suite m’inondait                                                     la poitrine en elle noyant la folle mélancolie . Si bourdonnante elle rompait comme un bateau                                    la brume de mon corps et en tourbillon l’engloutissait, rocher élu sur le.. Read More

Nanni Cagnone, L’Âme du vide – présenté par Amedeo Anelli

. . cet article est la traduction de la page de la revue en ligne Presidio Poetico consacrée au recueil du poète Nanni Cagnone, L’Anima del vuoto : traduction – Marilyne Bertoncini . .Dans cette Âme du Vide, Nanni Cagnone (1939-2026) déplace le lancinant démon de midi de son sentiment de non-appartenance au parcours d’un esprit qui se meut dans la certitude et l’illusion, indéniables pour lui,  que le langage.. Read More

Michael Glück : poème en forme de prière.

couverture : Hubert Robert, Le Bassin de baignade (vers 1780) . au milieu des ruines qu’il reste assez de pierres assez de poutres pour planter des clous auxquels accrocher une balançoire qu’ils reste deux mains pour pousser les enfants pour les préparer à l’envol vers le ciel qu’il reste le chant la prière païenne qu’il reste un chien au milieu des ruines qu’on le laisse errer vagabonder s’il reste une.. Read More

Murielle Compère-Demarcy, « La Parole »

. couverture : photo MacDem . La parole ne naît pas dans la bouche Elle naît dans la brûlure Lire à voix haute, au sens artaudien, ce n’est pas transmettre un texte : c’est le traverser comme on traverse un incendie Ce n’est pas prêter sa voix à des mots qui seraient morts, c’est les arracher à la page pour les faire saigner dans l’air La lecture n’est plus un.. Read More

Marilyne Bertoncini, Les Forêts mortes (inédit)

Jonas Umbach, Stream through an Ancient Forest, craie noire et gouache blanche sur papier brun, National Gallery of Art, Washington, domaine public. . Au réveil, le ciel jauneet l’odeur persistante de feu mouillé Portées par les ventsles cendres de milliers de pins                                                         toute la forêt des Landes un linceul de poussièreet l’image des fûts noircis le silence de ces forêtsdont les noms chantent à mes oreilles FontainebleauBarbizonMilly-la-ForêtLe VaudouéTrois-Pignons PontevèsCotignacCorrensSillans-la-CascadeMontfort-sur-Argens.. Read More