« Peau électrique », n° 2, « Un silence de plus » (2026) par Guillaume Dreidemie

. . Peau électrique, revue de création contemporaine . Avec son deuxième numéro, Peau électrique confirme l’originalité d’un projet éditorial qui dépasse largement le cadre de la revue de poésie. Conçue comme un « espace de création contemporaine », la publication fait dialoguer poésie, arts visuels, photographie, musique, entretiens et créations sonores. Cette transversalité n’est pas un simple effet de juxtaposition : elle constitue la condition même d’une réflexion sur.. Read More

Jean-Yves Guigot a lu « Alcyonia » de Yannick Fassier

. Yannick Fassier – la volonté de transcendance et de délivrance . Les pages dont se compose Alcyonia1 sont portées par une question essentielle qui ne parvient jamais à s’énoncer. Demeurant indicible, ce qui demande de toute force à être dit s’enracine durablement, solidement, dans le silence. Le père s’y acharne à mettre en mots ce qui frappe à sa conscience, des phrases prennent forme. Mais cette poussée fondamentale semble.. Read More

Guillaume Dreidemie : note de lecture sur « J’irai jusqu’au rivage du soleil », de Forough FARROKHZÂD

. . Forough Farrokhzâd (1935-1967), née et morte à Téhéran, est assurément une icône non seulement de la poésie iranienne du XXème siècle mais tout autant de la cause de l’émancipation féminine dont sa vie, libre et tourmentée, objet de scandale dans son pays, est comme un manifeste. . Avec Forough Farrokhzâd, la poésie persane du XXᵉ siècle trouve une voix qui conjugue l’insoumission intime et la modernité formelle. La.. Read More

Guillaume Dreidemie : Ocean Vuong, sentiment océanique du livre

. . .Il y a des livres qui nous traversent comme une balle, nous blessent d’une manière définitive, nous laisseront toujours la marque de leur empreinte, comme la marque des dents qui a creusé la chair de l’enfance, un jour, dans juin qui venait. Une claque a passé sur la joue à nouveau vierge. Il y a des livres avec lesquels on réapprend à marcher. Et la marche dans les.. Read More

Estelle Fenzy : extraits de « La Maison », travail en cours, inédit.

. On gardera ce qui nous ressemble ce qui nous rappelle notre passage entre ses murs . * . La poussière tombe en bougeant les livres le temps lui aussi a choisi les cendres . * . Ici des premières fois ici des dernières La vie tendue entre ces pôles de mémoire . * . Où iront nos fantômes une fois les lieux vidés Nous suivront-ils parmi le temps Voudront-ils.. Read More

Emanuela Rizzo – una perenne primavera / un éternel printemps (trad. Marilyne Bertoncini)

. . Abitava in me la consapevolezza che qualcuno, in un remoto istante, avesse innestato nel mio animo una perenne primavera, esile e tenace forse, come una margherita che fa capolino tra le foglie secche, accartocciate, tra fili d’erba al vento; come una primula forse, abituata ad aprire le danze, in coda all’inverno. Camminavo ancora, come allora, in mezzo ai campi. Fermavo il tempo, di tanto in tanto, solo per.. Read More

En traduisant Brecht : poème de Franco Fortini, sur Poesis, le site d’Amedeo Anelli.

. photo : Francesco del Cossa, Santa Lucia – détail de la couverture. . le texte en langue originale se trouve ici , sur le site de poésie d’Amedeo Anelli, poète et directeur de la revue KAMEN.. , En traduisant Brecht , Un grand orage Pendant tout l’après-midi a rodé en boucle sur les toits avant d’éclater en déluge d’éclairs, d’eau. Je travaillais des vers de béton et de verre.. Read More

Valéry Meynadier : « Je ne me tairai pas » (inédit) extrait

Georges Grosz, Rue à Berlin, 1931 (musée de Grenoble) . Le brouillard est rouge Le brouillard est à genoux Le brouillard ne veut pas voir ça x J’ai l’encre qu’il faut x x Quand je t’écoute tes paroles ont un goût de non-retour & cela me fait peur. Un avant-goût d’un après-silence. Inassimilable. Un silence insoluble. Méchant comme la teigne. Jamais il ne rentrera dans mes oreilles. Jamais tu m’entends… Read More

Nataneli : La Réalité du virtuel

. xIls disent « virtuel » comme on dirait « sans suite », « sans poids », « sans retentissement », Ils disent « virtuel » comme on dirait « sans suite », « sans poids », « sans retentissement »,et l’on sent, sous ce mot commode, la vieille tentation d’absoudre à bon marché. Comme si l’écran, ce rectangle pâle, nous amputait soudain de nous-mêmes ; comme si l’on cessait.. Read More

Renee Nicole Good – hommage à la poète assassinée le 7 janvier 2026 à Minneapolis

. Est-ce toujours ainsi que meurent les poètes? Froidement assassinée par des miliciens ICE dans la rue, Renee Nicole Good était mère de famille, et poète, dans l’Amérique d’aujourd’hui. Son poème primé, intitulé « On learning to dissect fetal pigs«  qui dénonce la froide violence de notre société, entre science et religion sans conscience, résonne particulièrement après sa mort tragique, dans le contexte de la chasse aux immigrés aux Etats-Unis. x.. Read More