. Rencontré au marché de la poésie de Lille en décembre dernier, Florent Toniello m’a offert le recueil qu’il venait de traduire avec Robert Weis dans une langue européenne « minoritaire » : le luxembourgeois (appelé Lëtzebuergesch) est parlé par environ 400 000 à 500 000 locuteurs natifs, vivant au Luxembourg1, mais aussi dans les régions frontalières de la Belgique, de l’Allemagne et de la France. Dérivant des dialectes germaniques parlés dans.. Read More
Alain Helissen : note de lecture sur « Phonaisons » de Jean-Luc Lavrille
. Pour le fils de paysan que je suis ce titre « Phonaisons » renvoie d’emblée à « fenaison » et, pour Jean-Luc Lavrille, convoque – pour en faire tout un foin – les phonèmes de la langue. Une langue dont il traque depuis plusieurs décennies les sonorités dans un travail d’écriture multiplicateur de sens et, en cela, pourfendeur des discours unilatéraux qui nous bercent et nous « perroquisent ». Il faut avoir assisté à une.. Read More
FREE IRAN, anthologie internationale dirigée par Elizabeth Guyon-Spennato
illustration : Benyamin Shajari . Sollicités par Elizabeth Guyon-Spennato, 35 poètes de différentes parties du monde ont offert un poème qu’ils ont lu dans leur langue d’origine pour symboliser le soutien international au peuple iranien, en peine sous le joug d’une dictature interminable, et maintenant frappés par une guerre qui semble ne pas avoir non plus de sens, ni de fin. . . Li Poetry 笠詩刊, le magazine historique de.. Read More
Les Bonnes Feuilles de Po&psy : CHen Hsiu Chen, traduction d’Elizabeth Guyon-Spennato
. . Le présent recueil a été proposé à po&psy par la traductrice, elle-même poète s’exprimant de façon privilégiée en chinois (pour un de ses ouvrages, elle a été primée à Taïwan en tant qu’écrivain étranger s’exprimant en mandarin). Connaissant le parti pris de la collection pour les écritures brèves, elle a recueilli et traduit ces 70 poèmes de un à trois vers de la poète taïwanaise Chen Hsiu-Chen. L’humour.. Read More
Les Bonnes feuilles de Po&psy : Werner Lutz, « Les Murs sont en marche », trad. Natacha Ruedin-Royon
. Les murs sont en marche, troisième recueil de poèmes de Werner Lutz paru en 1996, est un carnet de croquis ouvert. Dans des observations courtes et concises, le poète suit les choses insignifiantes de l’existence et les condense en images et en réflexions. Ces fragments de texte dont les points de rupture restent non lissés apparaissent comme les reliques d’un seul poème morcelé. . Extraits . Silences de temps.. Read More
Maria Blazquez : Colobrière et autres poèmes
. Collobrières, entre lumière, pierre, et châtaigneraies Nous sommes partis sans bruit, comme on entre dans un rêve sans le nommer. Les photos, maintenant, déroulent à rebours les pas que nous avons laissés derrière nous — instantanés de lumières et d’ombres, saisies au grédu vent qui soufflait en rafales, etjouait avec les nuages,et ce ciel turquoise,immuable,presque irréel. Au cœur battant du massif des Maures,Collobrières nous a accueillis comme un vieux conte de la Provence.. Read More
Emanuela Rizzo – una perenne primavera / un éternel printemps (trad. Marilyne Bertoncini)
. . Abitava in me la consapevolezza che qualcuno, in un remoto istante, avesse innestato nel mio animo una perenne primavera, esile e tenace forse, come una margherita che fa capolino tra le foglie secche, accartocciate, tra fili d’erba al vento; come una primula forse, abituata ad aprire le danze, in coda all’inverno. Camminavo ancora, come allora, in mezzo ai campi. Fermavo il tempo, di tanto in tanto, solo per.. Read More
Jaume Saïs : poèmes-images
. Remonter le courant encore et encore jusqu’à ce qu’il se tende se soulève s’évase aller à la courbure au creux où les mains traversent à gué elles savent -depuis l’âge des pierres- les caresses usées jusqu’au minéral et aussi les paumes semées de vieilles écritures qui nous poussent sans cesse à l’encre des corps renversés JS.. Texte septembre 2021 * * * ; Les arbres dénudés rêvent-ils debout à.. Read More
Claire Krähenbühl : « La Mort sous l’oreiller »
photo : mbp . . On ne peut pas longtemps mettre la mort sous l’oreiller on voit sourdre le ruissellement – on ne peut noyer la mort la nier – la mettre sous le boisseau – on peut appuyer très fort sur l’oreiller nier le ruisseau rouge on peut noyer la mort sous les mots – ce que je fais – on peut dire terre rayée de la carte on.. Read More
Dom Corrieras, « Vingt cent et mille souvenirs »
crédit photo : https://www.explorenicecotedazur.com/fiche/port-marina-baie-des-anges/ . Un poème-calligramme inspiré par la ligne de Marina-Baie-des-Anges, qui aurait dû faire partie de l’anthologie des 20 ans des Journées Poët-Poët et que j’ai plaisir à accueillir sur Les Mots de la semaine : . . . L’auteur : . Dom Corrieras est né dans la Nord-Gironde en 1952. Il a fait ses études dans les régions bordelaise et parisienne, ainsi qu’à Poitiers et à.. Read More









