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Plus on accueille la clarté
plus on découvre un espace
un entretien avec la part
la plus sincère de notre être
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S’asseoir au bord du pré, en
cueillir le souffle pur
puis dessiner le cri des fleurs sur le gris de nos murs
enfermer leur parfum dans le secret du cœur
et l’offrir en poème au monde qui se meurt
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Éphémères les tours autour du monde
où les présences ont échappé au pire
comme des traces légères
sur la surface instable du temps
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Le bruit du siècle s’élève
et dans sa rumeur les âges s’alourdissent
comme si l’histoire elle-même
portait un excès de mémoire
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On a commencé par la synergie
tentative fragile d’accord dans le chaos
(un) lien jeté entre les fragments du réel
pour empêcher la chute
Mais l’on se retourne encore
vers les siècles d’obscure lassitude
vers ces profondeurs sans lumière
où la mémoire s’épuise et recommence
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L’autrice :
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Rossella Pompeo
vit et travaille à Rome. Diplômée en droit de l’Université La Sapienza de Rome, elle a également étudié à l’Université Libre de Bruxelles, et enseigne aujourd’hui les sciences juridiques en lycée. Active dans le monde du livre, elle a collaboré avec les éditions Alpes et dirige actuellement la collection de biographies Gli Atemporali chez Lithos Éditeur.
Elle est l’autrice de trois recueils de poésie en italien : Oltre il muro le cose, Mite frastuono et Mute attese. En langue française, elle a écrit le recueil de poésie : La nature secrète des mots, et ses poèmes inédits ont été accueillis dans des revues telles que Iris News, Ce qui reste et Revue 17secondes. On lui doit également le recueil de nouvelles Roma è come Asmara (Zona Editrice) ainsi que le roman La donna che faceva crescere gli alberi (Robin Edizioni).

