« Le Saule qui pense » un texte de Patrick Corneau

. On peut suivre Patrick Corneau sur son site, Le Lorgnon mélancolique, et sur Facebook, où j’ai cueillie cette réflexion sur le saule dit « pleureur » ; elle fait vaciller les certitudes de la langue en aiguisant le regard – projet profondément poétique – et bien nécessaire dans notre époque troublée par d’étranges certitudes, et de terribles déchirures : x x L’Œil du Lorgnon — Le saule qui pense plus qu’il.. Read More

Norbert Paganelli : « Da Nomu, Donner un nom »

photo mbp xc « Da Nomu » est un poème extrait du 16ème recueil de Norbert Paganelli, grand défenseur du Corse et des langues régionales : on se souvient de son anthologie des poésies en langues de France, ouvrage militant qui démontrait que la production littéraire en langue régionale n’est tournée ni vers un passé idéalisé, ni vers un formalisme désuet. Cette nouvelle publication aux éditions Jacques André de ses propres poèmes.. Read More

Parme Ceriset, « Amazone d’outre-monde », par Jean-Yves Guigot

x L’épopée de la subjectivité x Le recueil de Parme Ceriset 1 n’est pas sous-titré « Entre la mort et l’extase » par le fait du hasard. De fait, une première lecture nous donne à lire une vaste épopée apocalyptique, où règne le mal et où la poétesse ranime les dieux de l’Antiquité grecque. Ces derniers apparaissent en effet de temps en temps et l’on sent, par la façon dont la poétesse.. Read More

Pier Paolo Pasolini, 2 novembre

x x Dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975 mourait, assassiné sur la plage d’Ostie, près de Rome Pier Paolo Pasolini, écrivain, poète, peintre, journaliste, traducteur, dramaturge, artiste visuel, acteur, scénariste et réalisateur italien, né le 5 mars 1922 à Bologne. x C’est le 2 novembre qu’Embarquement poétique propose une rencontre en ligne, dans le cadre des Muses de Novembre, pour exprimer notre refus de toute violence et.. Read More

Béatrice Pailler, Humanité

Marc Chagall, L’Exode, Musée Georges Pompidou, dépôt au musée Marc Chagall – photo mbp . . HUMANITÉ ! : Nulle libération Seule l’agression Nulle réconciliation Seule la répression : Le mensonge à la bouche La vengeance au cœur Par l’acier, le feu ils sont venus Ciel et terre bouleversés Ciel et terre incendiés Par l’acier, le feu ils les ont tués : Et du chaos semé vint le vide Le vide.. Read More

Debasish Lahiri : La lumière du pêcheur

photo mbp < FISHERMAN’S LIGHT : A boat rides on the shadow of a boat etched with the rust and cinder of monsoon clouds: a concave daydream balanced on a convex desire of water like the back of a dolphin, vaulting to taste the air. . In stead of fish the fisherman finds the wreck of sun and stars milling around his boat, — the truculent sun, the eager night,.. Read More

Federica Canepa, « Le Dixième » – « Il Decimo »

. illustration, « Exodus » d’Adelin Donnay . Il Decimo < Si chiamava Lucequella che danzava tra le tendeprima che il fumodivorasse il giorno. Si chiamava Paneil secondo,con mani piccoleimpastava il silenzio del mattino. Poi venne Gioco,che rideva con sassolinisenza sapereche la terra li avrebbe chiesti indietro. Il quarto, era Abbraccio,mai sazio di madre,mai stanco di fratelli. Era Canto, il quinto,voce leggera,più leggera del boato. Giustizia, il sesto,giurava con occhi seriche il.. Read More

Jean Diharsce, Le Banc dessus la Contrescarpe

image générée par IA . Il y a bien longtemps, dans les jours flamboyants du début des années 70, je traînais très souvent dans la rue Mouffetard, près de la Contrescarpe. C’était un temps où l’on prenait du temps. Sur un banc, le midi, il y avait Charlot quelques heures durant, sa gitane maïs, son Castelvin plastique, et l’inlassable patience qu’il passait à façonner un quignon de pain en boulettes.. Read More

Bestiaires : traduction d’Apollinaire par Mario Fresa – et lien vers le « Bestiaire » de Françoise Vignet et Claudine Groux

. Da Il bestiario o Corteggio di Orfeo / Traduzione in italiano di Mario Fresa . / Topino . O belle, mie belle, terribili, belle giornate!Topini del tempo che la mia vita divorate!Trent’anni, miodio, trent’anni li compirò tra un mese!Che tempo perduto! Che ore malissimo spese! . Belles journées, souris du temps,Vous rongez peu à peu ma vie.Dieu ! je vais avoir vingt-huit ans,Et mal vécus, à mon envie. / c.. Read More

Poésie de Mongolie (4) : Luvsan KHURELBAATAR, extraits de « Portrait d’automne », traduit par Maitsetseg Shonkhor

. FEUILLES DE L’AMOUR   : Ces feuilles rouges qui flottent à contrecœur      Sont des cœurs percés par des lances d’amour. C’est un hymne éternel à l’inépuisable amour.   : Ces feuilles dorées qui tombent en silence           Sont des cœurs brisés sur le terrain de duel.        C’est un hymne immuable à l’amour éternel.     :   Une femme envoûtante marche d’un pas nonchalant     Sur ces feuilles qui sont les cœurs de l’amour.    C’est la.. Read More