André Ughetto : « Un soir », poème pour 2025

. Un soir Je fus un soircampé au pied d’un télescope visionnairequi progressait rapidement vers le Céleste –Nuit de velours funèbre damassé d’astres très lointains –tandis que le soleil depuis nos antipodesfaisait saillir, accrochées à l’arbre invisiblede la gravitation – cette grande amoureuse –quelques planètes arrondiescomme des boules de NoëlJetons quelque prièreà l’arche illimitée des étoiles non fixes . « Cosmos aux mouvements qu’un Principe inconnugouverne et fait prévoir dans l’horloge.. Read More

Le Retour mélodieux du traducteur, par Raymond Prunier

. C’est le plus beau des voyages. Je suis ici, niché dans ma langue avec ses collines bleu horizon et ses fleuves d’évidence, mais je suis aussi là-bas, au pays où rien ne me ressemble, forêt noire et landes de bruyères. L’autre est à portée de main, j’en ai les caractères au bout de mes phalanges, c’est un cousin lointain que j’entends parfaitement ; ma tâche est de l’arracher à.. Read More

Les Limites du dire face au Néant : Jean-Yves Guigot sur le livre de Coralie Akiyama et Jacques Cauda

.             Une des perceptions que le lecteur peut se faire, en lisant ce magnifique recueil de Coralie Akiyama, intitulé Femmes, si j’étais, est celui d’une catharsis menant à la rédemption par le Verbe. Les fascinantes illustrations de Jacques Cauda participent de cette expérience par laquelle le vécu, le réel, dans ce qu’il peut avoir d’extrêmement violent, se trouve projeté sur la toile ou la page sans que l’on puisse.. Read More

Ming Di : Le Nil

. Le Nil . J’ai rêvé sur le Nil ces jours derniers. Le soleil se lève à droite, à gauche il se couche, vol courbe d’un oiseau flamboyant. L’eau des glaciers coule du sud, des sources du Nil, à travers la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, à travers l’Éthiopie, se réunissant au-dessus de ma tête, circulant à travers ma poitrine, Assouan presque submergée ; mon ventre, les temples et tombes de.. Read More

Fleurir l’hiver… échos en poésie

. En février 2024 paraissait aux éditions Bertoni l’anthologie « Fiorire l’inverno », sous la direction d’Emanuela Rizzo et Luca Ariano. L’un de mes poèmes, inspiré par un vers de Paul Celan, tiré de « La Rose de Personne », y figure. J’ai la surprise de lire ce vendredi matin le poème composé par Re Chab en écho à mon texte. Et voici en route un « atelier de création » un peu différent, un jeu.. Read More

« À l’heure du limoncello suivi des Dialogues du Maître soufi » de Jalel El Gharbi, par Jean-Yves Guigot

. Le silence faisant œuvre de poésie Il ne fait guère de doute que, dans les mots qui viennent et sont le reflet d’un cœur ayant lu le sublime recueil du poète Jalel El Gharbi, nombreux sont ceux qui diront y avoir vu tout autre chose. Je n’hésite pas à affirmer par avance qu’ils auront tout à fait raison. Je pense que le plaisir que l’on trouve dans la lecture.. Read More

Poéclic et francophonie : diffuser la poésie auprès des jeunes !

. Pour la 4ème année, François Coudray, Enseignant au Lycée français Pierre Loti d’Istanbul et formateur à l’Institut régional de formation – Zone Europe du Sud-Est propose aux poètes français (une soixantaine de contributeurs cette année) d’offrir un poème à des enfants scolarisés dans des lycées français d’Amérique latine rythme sud et d’Europe du Sud-Est, en utilisant la liste des mots proposés par la semaine de la francophonie _ on peut.. Read More

A Propos de « Les Lointains », lettre à Jean-Christophe Bellevaux par Serge Prioul

photo mbp . . Clinique Saint Laurent – Rennes – Janvier 2024 Du plus près, lettre à Jean-Christophe Belleveaux . .Je n’ai d’abord ouvert ton livre que pour la dédicace. La note au verbe de l’amitié.Il y avait les mots espace et temps. Cadres pour déborder. Impensable1 était-il celui de la poésie ?Arrivé là, sur les Marches de Bretagne, impensable ouvre au poème, évidemment. . Sentinelle assoupie (9 poèmes à lire dans.. Read More

Daniele Beghè – Chicane (extraits)

. traduction : Marilyne Bertoncini . Dans la poésie de Daniele Beghè, un ego quin’est jamais autoréférentiel privilégie un  regard orienté vers le quotidien : celui d’une vie urbaine aliénante dans la pesanteur d’un travail précaire, parmi des routes embrouillées qui se dénouent et se défont en virages et lignes droites ; des places bondées ; des voitures et des camions qui vont et viennent.Pourtant, dans ce monde convulsif il.. Read More

Vider la ville – rêver de ruines ?

Giovanni Lunardi – Piazza della Pace et Strada Garibaldi (détail) . La Ville vide : préférences des ruines – rêve de patrimoine… Souvenir des villes étrangement désertées comme les tableaux de De Chirico, durant les confinements de la pandémie du Covid… Si le mot « ville » suscite le plus souvent les images d’un lieu de vie agité – déplacements urbains, fourmillement humain – qu’illustrent les vues de foule de Tokyo, des gratte-.. Read More