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Qu’est-ce que la couleur dans la poésie ? Quel rôle joue la couleur dans un poème ?

Par exemple chez Gérard Macé : « Langue rose à lever lourdes calendes où dort un quiriam sous une pierre écrite pour ainsi dire tombale rouge à l’intérieur où grouille une vermine pendant que violet dans sa nuit l’épi du maïs dort ouvert moi la bougie du sommeil éteint la langue retournée au centre pour dormir à la fin entre les reins langue morte couchée là sur cailloux bleus de toute sa vie longue où boit le futur qui meurt aux éclats car mort c’est illettré et nu dans la maison de cent mille vers où ne parle plus le chiendent mais regarde l’œil noir de la suie… … ‘ ‘

Y a-t-il une poétique de la couleur comme il y a une symbolique de la couleur – et qui lui serait différente ? Paul Celan : « Vert moisi est la maison de l’oubli. / Devant chacune des portes flottant au vent bleuit ton trouvère décapité. 2

Je tenterai simplement ici de suggérer son pouvoir, par l’usage qu’en font les poètes, en faisant lecture de certains textes poétiques d’époques et de langues différentes.

Première mémorisation. Lorsque l’on évoque la couleur dans la poésie, vue d’ici, bien évi-demment on pense à certaines métaphores qui ont été répétées mille fois : au « vert paradis des amours enfantines » de Baudelaire, au « soleil noir de la mélancolie » de Nerval, à l’im-portance de la rose (chez Ronsard mais pas seulement . Lu Ilose de personne de Paul Ce-lan, ou « Rose is a rose is a rose is a rose » de Gertrude Stein, ou encore T’Enfant – la rose de Guennadi Aïgui) et des fleurs en général, qui sont d’autres mots pour les couleurs, aux mo-tifs amoureux (la blancheur de la peau de Diane chez Agrippa d’Aubigné). Puis, après, aux paysages (« La lune est rouge au brumeux horizon. .. » de Verlaine, « Le bleu vent d’outre-monts fait palpiter les frênes. .. » de Francis Viélé-Grifin), ces paysages d’azur et d’or des poètes parnassiens et symbolistes. La féérie : « L’Oiseau bleu » de Maeterlinck ; le mystère une certaine « fleur bleue » de Novalis. Plus récent : on se rappelle le carainbolage d’images conöadictoires cultivées par les surréalistes. On pense par-dessus tout, toujours, au sonnet des ï• »oyelles de Rimbaud. Mais si je cherche une œuvre « de couleur », immédiatement je vois et j’entends Gargantua, Pantagruel. Je pense à la tournure des propos, à la phrase vi-vante de Rabelais, à cette puissance si particulière, à cette énergie, et il est impossible de m’en défaire. Les mots n’ont pas à nommer des couleurs, le texte est lui-même le pigment, la matière. La « dégelée » Rabelais comme dit Pierre Le Pillouër. Poésie !

Ce survol tient du hasard et de l’intuition (on pourrait trouver à citer d’autres poètes aussi

bien), mais également d’une idée sous-jacente qui a guidé mon parcours : n’y a-t-il pas une suspicion grandissante envers l’imaginaire associé aux couleurs quand la poésie repousse la réalité et ses accessoires au profit d’un réel absolu, intime, non représentable ?

Je pense à Armand Robin :

Image, grand tyran, / Conscience passée de l’autre côté des rêves, / Allégresse du poète sur le chaos du donné, / Fuite du monde en troupeau de gazelles. / Le ciel, les arbres, les eaux / Arrondissent leur dos de parfait sommeil. / Je songe, univers, / Bleui de lune et de nuages, de brumes. / Ame que rien n’enfante et qui rien n’enfante ! » 3

Car évidemment un poète ne convoque pas la couleur innocemment : il faudrait détailler les termes des titres d’ouvrages comme ceux de Guillaume Apollinaire : Couleur du temps. Raymond Queneau : des Fleurs bleues. Robert de Montesquiou : Les Hortensias bleus. Georges Perros : Poèmes bleus. Georges Bataille : 1.e Bleu u’u ciel. Franck Venaille : Pour-quoi tu pleures, dis, pourquoi tu pleures .* Parce que le ciel est bleu. . parce que le ciel est bleu .’ Wallace Stevens : L’homme à la guitare bleue. Valéry Larbaud : Jaune bleu blanc. Tristian Corbière : 1.es Amour.s jaunes. Dominique Fourcade : Rose-dêClfC. Alfred Jarry La Chandelle verte. Norge : La Langue verte. Pierre Reverdy : Bois vert. Philippe Jaccottet

Camier de verdure. Josep Pla : Le Cahier gris. André Breton : Anthologie de /’/humour noir. Jean-Marie Gleize : A noir,- poésie et /f/férn//té. Andrei Voznessenski : Boi »te noire. Leonardo Sciascia : Noir sur noir. Jacques Roubaud : Quelque chose noir. Bernard Noël Une messe blanche. Jean Daive : décimale blanche. Eugenio de Andrade : Blanc sur blanc. Palette curieuse.

La notion méme de poésie évoluant avec l’apparition de chaque poète (ou presque), on peut dire que le fait d’en appeler à la couleur, ce signe des plus patents du monde extérieur, ce signal des plus expressifs de la visibilité, a une signification différente pour chaque poète. Le rituel n’est pas absent. Dans un poème intitulé « Intérieur extérieur », Pierre-Jean Jouve salue les « somptueuses couleurs » mais se dit écartelé « regrettant, désirant ». Ors, azurs, bleus, verts, noirs… les métamorphoses semblent un instant nous éloigner des affres da tourment. Des ténèbres à la lumière. La question a été étudiée chez Victor Hugo et pourrait l’être avec autant d’intérêt pour tout auteur de poèmes. Car la manière de percevoir la réa-lité n’est pas l’enjeu . il s’agit plutôt de comprendre comment s’insinue dans la poésie, donc une langue qui invente continuellement ses propres moyens, la couleur, c’est-à-dire proba-blement la plus aveuglante des commodités de langage.

Jean Grenier se délecte à noter que « La couleur d’un objet est celle qu’il repousse, parmi toutes les couleurs du prisme. – Et c’est par elle que nous le désignons ! »

Je vous invite donc à une promenade chromatique en compagnie de poètes, avec l’ambition pédagogique avouée de faire connaître plus particulièrement certains noms, et en précisant que, peut être, derrière la paisible apparence du thème se noue la question même de la poésie. Dans la mesure où le texte poétique charrie des mots, qui renvoient tous, imman-quablement, à des expériences vécues avec plus ou moins d’intensité et à des connaissan-ces plus ou moins récemment éprouvées, il nomme le monde. C’est-à-dire qu’il le révèle. C’est-à-dire qu’il le met en œuvre, au sens où il génère chez le lecteur le sentiment d’une naissance. L’invention verbale ne se prive de rien, pas même des couleurs.

Cette action est-elle bariolée ? Cette liberté conquise dans la contrainte est-elle grise ? On trouve parmi les Rondeamx de Clément Marot : ”Gris, tanné, noir, porte la fleur des fleurs,

/ Pour sa livrée, avec regretz et pleurs, / Pleurs et regrets en son cueur elle enferme, / Mais les couleurs dont son vestemens ferme / Sans dire mot, exposent ses douleurs. / Car le noir dit la fenneté des cueurs, / Gris le travail, et tanné les langueurs; /  ‘

Evoquer une couleur, dans un texte de création littéraire comme ailleurs, c’est d’abord ad-mettre un état : c’est dire que l’on reçoit, passivement, que l’on capte quelque chose de co-loré. L’œil règne mais à la condition qu’il perçoive, et qu’il perçoive bien (mais peu importe que l’organe soit fiable puisque rien ne peut altérer la vérité de la sensation). Cette dépen-dance à l’environnement se double d’une dépendance au langage : la transcription fait la part belle aux conventions, aux apparentements et semble combler un désir d’unifier, de normaliser. Un seul mot pour manifester une inyriade de colorations possibles. La couleur devient une donnée abstraite, universalisante. Toutes les croyances semblent se focaliser sur l’usage convenu des mots qui indiquent la couleur. Je crois ce que je vois; je ne crois que ce que je vois, je crois à ce qu’on m’a appris à voir; etc. Philippe Jaccottet : « Vert et blanc : couleurs heureuses entre toutes les couleurs, mais plus proches de la nature que les autres, couleurs champetres, féminines, profondes, fraîches et pures, couleurs moins sour-des que réservées, couleurs qui semblent plutôt paisibles, rassurantes. .. « 

C’est Roger Gilbert-Lecomte invoquant l’illusion . « La vie est morne et combien grise / Et monotone; rien n’irise / Sa nuit opaque . l’Action. / Vienne le rève, vision / Irréelle – qu’im-porte ! -, exquise / Berce-moi sainte illusion / … 6

A cet univers de l’illusion, le poète tente une parade : multiplier les tonalités (par l’usage des mots associés inconsciemment aux couleurs) au point d’excéder les modes de percep-tion communs. Rimbaud reste un fabriquant hors pair : « D’un gradin d’or, – parmi les cor-dons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, – je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigrane d’argent, d’yeux et de chevelures. .. 7

Ou les raréfier, au point de s’absenter même de son propre corps. D’Ernst Meister : »Je fais mon lit / Dans le temps, / Son vert, / Sa neige. / La neige me / Fait fondre ; le vert / Me teinte / De gris. » ‘

Caricaturons donc deux modes de parole poétique opposés ici par le jeu du prisme

Qu’est donc un poème non couleur ? Cela signifierait que le poète n’est pas dans le monde, dans notre monde. Qu’il vit une expérience intérieure. Que sa voix s’approche du silence. Que seule la lumière l’accapare, dans sa « blanche » pureté. La voix singulière de Roger Gi-roux pourrait faire sentir avec quelle gravité l’interrogation se dit.

Qu’est donc un poème couleur ? Cela signifierait que le poète est dans le monde, dans no-tre monde. Qu’il vit une expérience banale. Que sa voix s’ajoute au bruit des temps. Que la panoplie des couleurs l’émerveille. dans son mélange vivifiant. C’est Blaise Cendrars, ce sont les voix plus légères mais non moins profondes.

La relation à la couleur pourrait donc conduire des projets poétiques différents, ou provenir de relations au monde et à la langue différentes. Question de présence, toujours, avec la retenue d’un Yves Bonnefoy ou la soif d’un Hans-Magnus Enzensberger.

Le code des couleurs, comme les autres codes, est l’objet de transgressions. Lisons Mal-colm de Chazal : « Couleurs alternées font « marcher » les objets. Pour empêcher la nature de « chasser » dans l’espace, Dieu la fit toute de vert. » Ailleurs : « Le rose est la couleur la plus ronde. Le rose engraisse. » Ou : « Le rouge est mince en hauteur et bombé à l’équateur de sa couleur. Le rouge effile buste et jambes, et évase la taille. D’où son effet tonique sur le désir. » Ou encore : « Le soleil est un blanchisseur à sec. » Enfin : « Le vert est la gomme élastique du bleu. Le marron est le lavoir du verre. Le gris est le grattoir universel coloré. » Quant aux « couleurs de la mort », on lira quelque grimace de Ludwig Hohl fustigeant les cortèges funèbres.

Comment, en effet, intégrer des objets aussi arrêtés, consignés, gelés que sont les couleurs, dans une langue poétique, c’est-à-dire une langue ouverte, nouvelle, changeante ? Christian Prigent a théorisé le « camavalesque ». Dominique Fourcade a pourvu le rose d’une contem-poranéité inattendue : « Rose blanche par la pureté de l’ignition il y a tes cendres dans l’es-pace sont-ce les divisions minimales du mot alors je est dans moi je est dans toi / Rose thème profond degrés du feu pourpre albe azur / Cœur qui bat est battu rose ligne noire (compo.sé à yurtir d’une lettre de Tsvétatevu à Pasternak, 22 mai 1926) » 0

Daniel Oster s’est attaché à mettre en évidence les évidences de la poésie : « L’énoncé la neige ext noire comme une nuit blanche constate-t-il quelque chose de vérifiable ? On peut en douter : aucune métaphore n’est vérifiable. Et pourtant, selon l’idéologie poétique, toute métaphore se donne pour vraie. La nefge est blanche comme une nuit nofre serait d’une certaine manière plus vrai que la neige est blanche, a fortiori plus vrai que la neige est nofre. Un secret, dira-t-on, s’y délivre, plus vrai que l’apparence, plus réel que le réel. 1‘ D’ailleurs, puisque nous en sommes à la neige, qui n’est pas une couleur mais qui, mieux qu’une couleur, condense les attributs du poème, ses possibilités, sa fragile beauté. Yves Bonnefoy : “Cinq heures. La neige encore. On dirait des voix / A l’avant du monde. »” Comment ne pas souffrir du choix, réducteur, d’une couleur, alors que l’arc-en-ciel n’y suf-firait pas ? Quoiqu’i1 est des circonstances particulières, ainsi Guillaume Apollinaire dans ce poème titré « La grâce exilée » : « Va-t’en va-t’en mon arc-en-ciel / Allez-vous-en couleurs charmantes / Cet exil t’est essentiel / Infante aux écharpes changeantes / Et l’arc-en-ciel est exilé / Puisqu’on exile qui l’irise / Mais un drapeau s’est envolé / Prendre ta place au vent de bise ». « 

Le travail de la poésie va doter la couleur (nommée ou innommée) d’un pouvoir d’inter-vention dans l’imagination du lecteur. Ce n’est pas s’inféoder aux discours préétablis que d’eiuichir un texte des noms des couleurs. Le cas de Raymond Roussel est démonstratif, qui construisit ses romans en vers selon une technique pouvant accepter toute association. Il relate la genèse de ses trouvailles dans « Parmi les Noirs »‘ « Les lettres du blanc sur les bandes du vieux billard formaient un incompréhensible assemblage. J’en étais déjà à mon sixième tour et je voyais avec plaisir les mots baroques que j’obtenais avec mon système pourtant si simple.(. .)   l4

La couleur est même au cœur du processus esthétique : pensons aux poèmes de Kurt Schwitters, ou aux textes d’Olivier Cadiot : « Comment représenter le lever du jour ? Com-

ment représenter le lever du jour et sa fraîcheur le bleu pur imprimé ? Comment représen-ter le lever du jour et sa fraîcheur le bleu pur imprimé avec le chant strident des oiseaus en vol le vert profond des haies circulant haut en spirale ff-fff? l

Le poème est l’équivalence d’un « percevoir » (Danielle Collobert) qui va au-devant du réel. Après les faux-semblants de l’exotisme : une phrase de peintre en tête : Jean Le Gac, ds.ns La couleur trouvée : « (on se souvient de Delacroix entreprenant cette dernière conquête coloniale : la coulew)”  » Du romantisme au japonisme : Les Orientales de Hugo, les fir-maments dude et d’Arabie de Jean Lahor. Gens de couleurs dans la poésie. « Les Peaux-rouges » de Rimbaud; l’appel du sauvage, du barbare, du primitif. Impressions d’Afrique de Roussel. Afriques noires. Mers rouges. Iles. L’attrait des terres jaunes de lEmpire du Mi-lieu (Ségalen, Claudel, Saint-John Perse). Mais Picabia relie ses fuseaux horaires : « Les contrées lointaines sentent la réalité / bleu exagéré de lumière immobile / vague sourire mal marié / des espèces en face de Dieu ‘7 Ecrire, peindre. Décrire, dépeindre. Il faut que rien ne précède « le fait même d’écrire (Agnès Rouzier).

II y a les peintures de Ségalen, les illiiminntions de Rimbaud, les illustrations & Butor, sur

le motif de Robert Marteau. C’est un genre littéraire que l’on pourrait appeler « tableaux » (comme « portraits » ou « paysages »), comme est un tableau le poème Tous les ravages de Pierre Reverdy dans Pierres blanches. D’autre part, il y a des écrits sur l’art. (Mallarmé aura, par ailleurs, inventé le genre « photographies »).

Noir, blanc. Le résumé s’impose. Ainsi Jean-Clarence Lambert : « Referme-toi, distance, / Exil où je me perds ! / Noir, ouvre-toi ! / Et que revivent les fougères ! » » Dissolution, sa-lut. Ainsi Yannis Ritsos dans le poème « Blancheur » : « Il posa sa main sur la page / Pour ne pas voir la feuille blanche. / Et il vit dessus sa main nue. Alors / Il ferma aussi les deux yeux, et entendit / Monter en lui, ensevelie, / La ténébreuse, l’indescriptible blancheur. »  » Comme le dit Wallace Stevens : « La poésie est le sujet du poème », « une absence dans la réalité », avec les couleurs pour lui donner « son véritable aspect » qui lui permet d’exister » dans le commerce universel ».°0 Non par souci « impressionniste » ou « illusionniste », non pour regrouper des émotions visuelles, non pour agrémenter le décor des pensées funestes, non pour donner du relief à la quotidienneté, etc. La couleur intervient chaque fois pour signaler ce sentiment de fusion avec la nature qui fait se rejoindre Hölderlin et Li Bai. Fu-sion se jouant de la naïveté tel Goethe :  » Le matin est si beau ! Tout est si calme ! Un jour gris, mais splendide. J’ai dormi longtemps, mais je me suis éveillé à quatre heures. Que le vert était beau pour l’œil qui s’ouvrait à moitié ivre ! »°’ Fusion dépassant toute ironie tel Fernando Pessoa : « Immobiles d’azur, les monts dans le lointain. / D’eux jusqu’à moi la campagne variée, / Verte, jaune, bigarrée, sous la brise / Ondoie en vagues indistinctes. / Fragile tel est la tige d’un coquelicot, / Le moment me soutient. Je ne veux rien. / Combien pèse le scrupule de la pensée / Sur la balance de la vie ? / Comme les champs, et divers, et comme eux, / A moi-même extérieur, je me livre, fils, / Ignoré du Chaos et de la Nuit, / Au temps des vacances, ma vie. 2‘ Abandon, accord, intériorisation, jusqu’à pouvoir affirmer, plutôt que chanter, ainsi que le lance Pierre Oster , « Beauté, couleur de l’être ».

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’ Le Jardin des langues Gallimard, 1974.

‘ Je table des unies dans Choix de poèmes. Gallimard, coll. Poésie, 1998. Le Monde d’une voix dans Ma Vie sans moi. Gallimard, coll. Poésie, 1970. Lexique. Fata Morgana, 1981.

Cahier de verdure. Gallimard, 1990

Œuvres complètes, tome II : poésie. Gallimard, 1977.

7 Fleurs dans Illuminations. Œuvres complètes, Gallimard, La Pléiade, 1972.

L’Etoile dti possible. Trad. D. Thouard, F. Lartillot. Ed. de la Différence, coll. Orphée, 1993.

9 Pensées. Exils éditeur, 1999. .Yens-plastique Gallimard, 1948.

Rose-déclic. POL, 1984.

 » Pa.s.sages the Zêiion. Editions du Seuil, 1983.

 » Soudain la neige dans Espace et poésie, Actes de colloque, Presses de l’ENS, 1987.  » Premier poème de Lueurs des tirs dans Calligrammes. Gallimard, coll. Poésie, 1977.

 » Textes de grande jeunesse ou textes-Genèse, dans Comment j’ai écrit certains de mes livres. Jean-Jacques Pauvert, 1963.

 » Futur, ancien fugitif. POL, 1993.

 » dans Change n° 26-27, février 1976,

” Pensées sans langage. Ecrits I. Pierre Belfond, 1975.  » Le l^oir-dit Editions de Beaune, 1963.

 » de Min des le miroir. Trad. Dominique Grandmont. Gallimard, 1973.

°0 L’Homme à la guitare bleue. Trad. Olivier Amiel. Michel Chandeigne, 1989.

°I Cité par Maurice Déribéré  La douleur. PUF, coll Que Sais-je ? 1964

°Z Odes de Ricardo Reis dans Poèmes parents. Trad. M. Chandeigne, P. Quillier, M A. Câmara Manuel. Christian Bourgois, 1989.

‘” Prétéri’tions, dans Paysage du Tout. Gallimard, col. Poésie, 2000.

L’auteur :

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© Jean-Marc de Samie

Né le 10 janvier 1956 à Saint-Raphaël, Var. Vit à Nice. Commissaire d’expositions (Raymond Roussel, Francis Picabia, Henri Matisse, le livre illustré moderne, l’art et la scène, Picasso, Fleurs!, Surréalisme et littérature).

Voir : https://youtu.be/uKU7lCw5iTk : entretien avec Evelyne Artaud. Video de Bruno Bernard, 43 minutes. Sens Intérieur, 2021. 

Projets d’expositions : La Gaya Scienza, Nice, 2023; Patrick Lanneau, Six-Fours les plages, 2023; Magritte, une invention collective, 2024; Midi et éternité, Espace Lympia, Nice, 2025. 

Conférencier (Witold Gombrowicz, Gertrude Stein, Constantin Cavafy, la poésie chinoise classique). 
Organisateur des rencontres littéraires Scriptura à Nice dans les années 80 et animateur des revues Poésie d’Ici ou Jardin littéraire. Membre du comité de rédaction de Faire Part
 

Publications : 
• Le Dévidoir des fous, Saint-Germain-des-Prés, 1977. 
• Absences, AVEC, 1979. 
• (sans titre), Poésie d’Ici, 1980. 
• Encre, Cadex,1989. Illustrations de Vivien Isnard. 
• Le Livre des bois, Villa Arson, 1993. Bois gravés de Gérard Serée. 
• Au Vent tributaire, chez l’artiste, 1996. Aquarelles, collages de Gérard Serée. 
• Face à personne, Tipaza, 1998. Sérigraphies de Bruno Mendonça. 
• La Côte d’Azur des écrivains, Edisud, 1999. Avec Eric Pau.
 La Tache noire; un acte. Chez l’auteur, 2021.
• La Peinturie. Thierry Cauwet, Voix Editions, 2022.
 

Articles : 
• L’Utopie d’une révolution quelconque. In catalogue d’exposition « Chercher l’or du temps, surréalisme, art brut, art naturel, art magique », LaM, Villeneuve d’Ascq, 2022. 
• Jean-Marie Fondacaro, palais Lascaris, Nice, 2021.
• Alexandre Capan, revue Pan, 2021.
• Cent titres à l’usage des bibliothécaires, libraires & amateurs, 1 : poésie française contemporaine, cipM;
• Bruno Mendonça, Editions de l’Ormaie ; 
• D’une parole à une autre, Poésie & engagement, PCA Hebdo.