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1960-2025 : UNE ANTHOLOGIE D’ENCRES VIVES, LANCEMENT DE LA SOUSCRIPTION
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Le comité de rédaction de la revue ENCRES VIVES, menées par Eric Chassefière depuis le décès de son fondateur, Michel Cosem, propose une souscription pour l’Anthologie à paraître en décembre chez Rafael de Surtis.
Ce recueil de 400 pages retrace une aventure poétique exceptionnelle, fondée en 1960 par le poète et romancier Michel Cosem.
Sont présentés dans l’anthologie les textes de 149 auteurs, sur les 262 publiés par Encres Vives à ce jour (cette première anthologie se limitant à la collection principale), ainsi qu’une présentation de la revue, publiée par Michel Cosem en 1992, un catalogue complet de la collection, des exemples de couvertures ou d’images placées dans les recueils, et la liste des auteurs publiés.
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Ecrivain et éditeur français originaire du Sud de la France, il est l’auteur de nombreux recueils de poèmes, romans et anthologies de poésie. Il a fondé en 1960 et dirigé la revue de poésie Encres vives.
Ayant vécu au début des années 60 dans l’Aude, après des études de lettres et de sciences politiques à Toulouse, il travaille documentaliste, de 1967 à 1987, il est responsable national du secteur poésie-écriture au Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN) et dans ce cadre, il crée l’atelier d’écriture. De 1974 à 1980, il assure les fonctions de directeur de la collection Découvrir aux Éditions Seghers. Il fonde en 1988 avec Félix Castan Escalasud / colloque des Poètes du Sud[3] qui met en valeur la richesse parfois ignorée de la poésie de la grande aire occitane.
De celui que Robert Sabatier nommait le « poète du bonheur intérieur » Gilles Lades[4], qui le décrit comme et le « Voyageur contemplatif dans l’aveuglant paradis » écrit ceci :
Lorsqu’il entra en poésie, il se trouva comme pris entre l’écriture traditionnelle et l’avant-garde. Or il ne voulait pas renoncer au lyrisme, tout en renouvelant la langue. « Encres Vives » devint le lieu de débats animés . En même temps, il développait son œuvre. Sa poésie semble couler de source. Elle parle d’un pays où les frontières sont abolies. L’animal, la fleur, l’homme et la femme se connaissent de toute éternité. Tout devient possible dans cette poésie au-delà de l’étrange : « Dans la fourrure du feu/ une légende est en train de naître ». Les lieux, découverts au cours de longs voyages, viendront lester l’imaginaire d’un poids de concret, sans toutefois l’annuler. En poésie, il reçut les prix Antonin Artaud (1986) et Jean Malrieu (1993).
Mais cette poésie, il voudra en redoubler la portée, en multipliant les ateliers d’écriture, en élaborant des anthologies, en faisant de la revue « Encres Vives » un support de nouveaux recueils (1500 en 40 ans). Michel Cosem fut un véritable découvreur de poètes.
Le roman vint concrétiser par d’autres voies son univers, en donnant notamment une dimension mythique au cadre de ses ouvrages.x
C’est dans le cadre de l’enseignement que j’ai eu la chance d’être en contact pour la première fois avec Michel Cosem, qui a suivi mes élèves de 5ème, avec beaucoup de patience et d’écoute, au fil d’une correspondance, dans leur parcours de lecture de poésie et d’écriture. Ce n’est que plus tard que je lui ai envoyé mon premier manuscrit (une première version de La Dernière Oeuvre de Phidias) qu’il a accepté et qui est devenu le 463ème numéro des Encres Vives en 2016, dans le format qui était alors celui de grands cahiers artisanaux en A4. C’est avec beaucoup d’émotion, donc, que j’accueille cette anthologie.
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Dans un format plus maniable, en A5, mais toujours avec beaucoup de simplicité, Eric Chassefière et le nouveau comité de rédaction poursuivent l’aventure dans le même esprit de partage et de découverte – tendant la main à de jeunes poètes dont c’est parfois la première publication – et créant une communauté vivantes de poète.
La revue a pour spécificité de consacrer chaque numéro à un seul poète, ou, parfois, à une anthologie ou à un numéro spécial. À cette revue s’ajoutent deux collections : la collection Lieu(L), dédiée à des recueils de poèmes liant un poète à l’un de ses lieux favoris, réel ou imaginaire, et la collection Encres Blanches(EB), plus spécialement réservée aux nouveaux poètes et aux rééditions de recueils publiés par la revue.

Autre membre du comité, absente de la photo: Jacqueline Saint-Jean.
Marilyne Bertoncini





